S. Reculusa, P. Massé, T. Delahaye, R. Robin, A.-C. Ladrat, M.-H. Salagoïty, S. Rosset,  S. Arbault

Revue des Œnologues 174, 2020 (1), 27-30.

Le dioxyde de soufre SO2 reste l’intrant principalement utilisé pour la protection et la conservation du vin, mais aussi d’autres liquides et denrées alimentaires. Cette molécule simple présente une chimie complexe en milieu aqueux et a fortiori dans la matrice vin en raison des multiples composés avec lesquelles elle est susceptible d’interagir. Par conséquent, doser le SO2 dans le vin reste un challenge analytique. En premier lieu, il faut définir à quelle espèce on s’intéresse (forme ionique libre, SO2 moléculaire ou adduit) et si la méthode de détection ou de préparation de l’échantillon ne risque pas d’influer sur le résultat de la mesure.
Dans cet article, nous nous proposons de faire un état de l’art avec un regard critique sur les méthodes couramment utilisées et notamment les méthodes de référence certifiées. Dans ce contexte, il y a encore une forte marge de progression pour les méthodes de dosage du SO2 et de développements méthodologiques possibles pour la chimie analytique. Nous montrerons notamment comment des capteurs et méthodes électrochimiques offrent de nouvelles possibilités pour des analyses directes dans le vin, l’amélioration des méthodes de mesure devenant nécessaire pour répondre à la demande de diminution des quantités d’intrants en vinification.


2020 01